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vendredi 27 janvier 2012

3 ans… déjà !

Eh ben… ça y est. Aujourd'hui, je fête mes 3 ans de blog.
Plus de 750 posts et 110 000 pages vues plus loin (et je ne sais plus combien de modification du look du blog), je ne saurais comment vous remercier de votre fidélité. Vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre, à commenter mes billets ou à me poser des questions… cela me fait vraiment très plaisir.

J'espère continuer à vous intéresser pour l'année qui vient… en tout cas je vais essayer.
Vu le nombre croissant de gens qui s'intéressent au web-to-print, et compte-tenu de l'évolution fulgurante du marketing et de la publication, ça devrait aller ;-)

Bon alors comme je n'avais pas envie de vous trouver des vidéos pourries autour du thème "happy birthdayyyyy"… voici mon petit cadeau. Une vidéo que j'adore, un truc cultissime, qui doit dater de quand – vraiment – j'avais 3 ans…


jeudi 26 janvier 2012

Le marketing 360° : et après ? le marketing atomisé ?

La manière de penser et de gérer le marketing a profondément évoluée en quelques années. Les outils, les canaux de diffusion, les modes d'organisation des entreprises, mais également la culture des salariés, ont modifié la façon dont la marque interagit avec ses clients.

Le marketing en silos
Pendant longtemps, le marketing a été organisé verticalement, par canal de diffusion. On distinguait le "media" du "hors media", les services étaient subdivisés en équipes de spécialistes, véritables experts en leurs domaines. Il faut avouer que canal exigeait une connaissance du métier et une maîtrise des fournisseurs telles qu'il était difficile d'être généraliste ; de surcroît, il n'y avait que rarement besoin d'actions transversales, chaque action, chaque campagne étant gérée de haut en bas, silo par silo.
Cette organisation a perduré pendant de nombreuses années, en donnant plutôt de bons résultats, d'autant que le périmètre des canaux de diffusion était restreint ; lorsqu'un nouveau canal s'ajoutait, il suffisait de créer un nouveau silo pour l'alimenter et de recruter les bons spécialistes pour s'en occuper...

Silos

Le marketing en spirale
La logique des silos n'a pas résisté à la vague Internet de la fin des années 90. Aux premiers temps du web, les marketeux ont créé un nouveau silo, en co-gérance avec les DSI. Le problème, c'est que rapidement le web s'est mis à essaimer : e-mail marketing, plateformes de vidéo, publicité en ligne, ad-words, réseaux sociaux... Il n'était plus possible de créer un nouveau silo à chaque éclosion d'un nouveau canal, pour des raisons de coûts essentiellement, mais également pour des questions de réactivité. Crise aidant, il a fallu imaginer des organisations permettant de réaliser des économies en rationalisant les échanges, en jetant des ponts d'un silo à l'autre, et en élargissant les savoirs-faire. C'est ainsi qu'est apparue une logique de fonctionnement en spirale.
A l'origine de la spirale, on trouvait généralement une action "classique" : catalogue, campagne d'affichage, pub TV... Cette action dominante concentrait toutes les attentions des marketeurs, et captaient la plupart des budget. Une fois qu'elle était achevée, ils réfléchissaient alors à la manière de la décliner sur d'autres canaux, de façon nécessairement séquentielle car les ressources disponibles pour le faire n'étaient pas extensibles et les outils globalement inadaptés.
Ainsi, à partir d'une campagne pub TV, support qu'elles maîtrisaient parfaitement, les équipes imaginaient ensuite des déclinaisons sur le web, sur des plateformes d'échanges, sur les réseaux sociaux... essentiellement pour occuper le terrain, mais sans réelle stratégie d'ensemble ni volonté d'optimiser le message en fonction du canal. Par manque de connaissance, de culture, mais également par manque de solutions adéquates, le même message était servi à toutes les sauces, en étant simplement reconditionné.
Spirale meravigliosa


Le marketing à 360°, ou en cristal
La logique de la spirale a très rapidement montré ses limites : répétition des mêmes tâches, manque d'impact des messages qui n'étaient plus adaptés aux différents canaux, problème de réactivité, mauvaise maîtrise des nouveaux médias...
Les marques ont commencé à être sérieusement chahutées par les nouveaux entrants, ultra-spécialisés, hyper à l'aise avec ces nouveaux canaux, maîtrisant parfaitement leurs codes et les outils d'animation. Elles ont pris un coup de vieux, et pour réagir, elles se sont dotées d'outils et de modes d'organisation différents qui leur ont permis d'alimenter simultanément tous les canaux, avec des messages et des approches parfaitement adéquats. C'est l'ère du content-marketing, du multicanal, où le contenu produit par les marques est roi, et où il est poussé grâce à des outils innovants vers tous les réseaux de diffusion, de façon synchronisée, simultanée et optimisée. Un rédactionnel ou une photo servent ainsi à alimenter un site web, une application téléphonie mobile, une brochure ou un fil Twitter... d'un clic, ces actions se déclenchent et impactent tous les canaux, faisant gagner en efficacité et en productivité les directions marketing, limitant les répétitions d'actions improductives et dégageant du temps pour interagir avec le client.
Snowflakes / Flocons de neige ( 1st of 3 )

Et demain ? Le marketing atomisé ?
Les directions marketing peinent déjà à atteindre le stade du marketing à 360°. Beaucoup sont encore organisées en spirale, voire en silos, et elles se sentent menacées par les évolutions et révolutions des médias.
Pourtant, même la logique du marketing à 360° n'est qu'une étape intermédiaire. En effet, comme ses prédécesseurs, elle repose sur le principe antique que l'entreprise, via son service marketing, est à l'origine de tout. Du haut du silo au centre de la spirale ou au coeur du cristal reigne le département marketing ; lui seul décide de l'action initiale, celle qui va tout déclencher. Lui seul maîtrise la marque.

Aujourd'hui, tout cela a volé en éclats. A qui appartient la marque ? A l'entreprise, certes. Mais aussi et surtout à ses clients, à ses utilisateurs ou aux influenceurs, qui sont généralement 100 fois plus actifs que les entreprises elles-mêmes. Les contenus liés à la marque ne sont plus exclusivement à l'initiative du service marketing : ils peuvent être le fruit, en bien ou en mal, des clients eux-mêmes, ou des influenceurs, qui les renvoient vers l'entreprise ou qui se les échangent entre eux. Il n'y a plus de logique mono-directionnelle, ni même bi-directionnelle. Les échanges se font dans tous les sens, en 3 dimensions et à une vitesse fulgurante.

La marque est entrée dans une nouvelle dimension : le marketing suit cette évolution, et doit même la devancer en imaginant de nouvelles organisations.
L'image qui me vient à l'esprit est celle d'atomes qui s'agitent dans une lampe à plasma... Au centre de la lampe se trouve l'entreprise, gros noyau autour duquel gravite des atomes. Elle propulse des électrons dans son environnement, qui les capte, les combine, les propulse dans tous les sens.
Certains reviennent vers l'entreprise, ce qui modifie le noyau, déclenche des rebonds, projette d'autres électrons dans l'espace environnant. Parfois, tout s'agite et une réaction en chaîne se déclenche.
Cette forme d'écosystème vit, évolue, se transforme librement, en totale autonomie. Parfois, un évènement extérieur (une main posée sur la lampe) bouleverse cette galaxie, et les réactions s'enchaînent des atomes vers le coeur, mais également entre atomes et électrons.
Ce tout - noyau, atomes, électrons, électrons libres et environnement ambiant - figuré par la lampe, tout cela constitue la marque.

Les marketeurs doivent désormais être à l'aise avec cette logique, et doivent l'intégrer à leur stratégie. Ils doivent modifier leur façon de penser pour capter tout ce qui se passe dans leur environnement, et au-delà, pour réagir à des inputs, enrichir du contenu créé par les clients eux-mêmes, canaliser les échanges, éviter les réactions en chaîne...

Cela suppose d'être capable de visualiser en temps réel cette "galaxie" de la marque, en maîtrisant ces échanges. D'être réactif et proactif. Et de mettre au point des stratégies qui sachent jouer sur ces effets de rebonds et d'amplification, en symbiose avec leur environnement.


P.S. les spécialistes en physique voudront bien excuser les probables âneries qui doivent ponctuer mon discours sur l'atome. Mes cours de Maths Sup sont loins... très loins ;-)

lundi 23 janvier 2012

Nouveaux comportements : utiliser Twitter pour recruter des prospects

Récemment, je me suis ému sur Twitter d'un vol en retard depuis ma salle d'embarquement d'Orly.
Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir quelques heures plus tard une réponse d'un service inconnu, qui a en quelque sorte rebondi sur mon message pour me proposer ses prestations !

en plus, je leur fais de la pub ;-)


C'est malin, particulièrement pertinent et très opportun, sans le côté envahissant du spam… avec un tout petit bémol : légalement, je ne sais pas à quel point il est autorisé de capter l'expression d'un internaute à propos d'un concurrent pour le retourner à son profit…

Quand le content marketing rejoint le démarchage commercial


Quoiqu'il en soit, voici un nouveau visage du démarchage commercial : après les tapis de bombes du spam email / réseaux sociaux / SMS, voici les frappes chirurgicales. On surveille les réseaux sociaux pour détecter une cible potentielle à laquelle on va s'adresser directement et personnellement, dans un contexte opportun: celui de la réponse à un questionnement. Le content marketing devient alors un moyen d'attirer le chaland, en répondant très précisément à sa problématique.

Actuellement, cela représente un travail assez important pour surveiller / tracker les réseaux sociaux et apporter des réponses, mais nul doute que des solutions automatisant ce genre de processes vont pointer leur nez dans les années qui viennent.

Donc si vous êtes sur le point de lancer un nouveau service, ou que vous êtes à la tête d'une entreprise avec relativement peu de moyens, voici un exercice peu coûteux qui peut rapporter gros. Une nouvelle démonstration brillante du marketing du pauvre, dopé aux réseaux sociaux !


FixMyPrintFile : le preflight simplifié, à la demande

Un jour ou l'autre, chaque personne qui génère des fichiers destinés à être imprimés est confrontée au problème du preflight.
Même les plus chevronnés d'entre nous...

Le preflight permet d'analyser un fichier, de trouver tout ce qui peut gêner ou bloquer l'impression et suivant les solutions, de corriger le fichier.

Jusqu'à présent, il n'existait que 3 types d'outils de preflight : les logiciels tels que FlightCheckPro qui procèdent à un contrôle en amont du fichier natif Xpress ou Indesign. Les plugins pour Acrobat qui diagnostiquent, corrigent et certifient les PDF, tels que PitStop. Et enfin, les solutions serveurs comme Callas ou PitStop Pro Server, pour les groupes de travail.

Toutefois, les logiciels peuvent s'avérer relativement coûteux pour ceux qui n'ont qu'un besoin de preflight occasionnel.

C'est pour répondre à cette clientèle que Premedia vient de proposer FixMyPrintFile, un service SaaS qui permet d'uploader différents types de fichiers, de les optimiser puis d'obtenir un PDF/X normalisé.
Plusieurs formules sont proposées, mais je trouve les tarifs assez élevés : 199 $ pour 100 pages, je trouve que l'on aura plus intérêt à acheter FlightCheckPro à 400 $.

Reste à voir si ce process SaaS est vraiment optimisé pour l'échange de fichiers volumineux tels que ceux que l'on a l'habitude de manipuler en PAO.

Lien : FixMyPrintFile

samedi 21 janvier 2012

La bataille entre Free et les autres opérateurs se gagnera sur le terrain du marketing

Free vient de bousculer le marché de la téléphonie mobile, en cassant des codes tarifaires établis depuis plusieurs années.  il s'agit d'un véritable tremblement de terre qui déstabilise ce secteur d'activité ô combien important pour des millions de français.
Quelle réaction peuvent adopter les opérateurs historiques, mais aussi les MVNO ?
Ils peuvent réduire leurs prix et lancer des marques low-cost. Ils ont dejà commencé à le faire et cela va s'accélérer. Mais il serait dangereux, voire suicidaire, de limiter le problème à une guerre des prix.
Je serai Responsable Marketing chez Orange, Bouygues Telecom ou SFR, je lancerai une grande camapgne de crise pour expliquer au consommateur soi-disant "pigeon" ce qui se cache derrière un prix. Qui se charge de rétablir les lignes en cas de tempêtes ? Qui entretient l'infrastucture ?
J'appuyerai sur le nombre de salariés, de boutiques et de techniciens en France.
Bref, je ferai tout pour déplacer le débat hors du seul terrain du tarif.
Free a gagné une bataille, celle du prix. Mais je suis convaincu qu'il n'est jamais bon de dénigrer ses concurrents et prendre leurs clients pour des neuneus. C'est insultant et piégeux à terme.
En fidélisant, en récompensant, en expliquant, en faisant du marketing pédagogique, je suis sûr qu'il serait possible à l'un des opérateurs historiques de rendre ses clients fiers de lui. L'heure est à la défense de l'emploi en France, à la responsabilité et à l'implication citoyenne des marques. Et Xavier Niel a peut-être sous-estimé l'effet-retour de son modèle basé uniquement sur le prix. Les français de 2012 ne savent que trop bien où peut conduire une course aux prix bas. Délocalisation, délégation, sous-traitance vers des pays émergents...

Je pense que question marketing, les mois qui viennent vont être très enrichissants...

mercredi 18 janvier 2012

Souci sur mon flux RSS Feedburner

Bonsoir
Certains d'entre vous m'ont signalé un problème sur le flux habituel de mon blog.
Je viens de procéder à une correction, vous pouvez désormais le suivre à nouveau à cette adresse :
http://feeds.feedburner.com/Ludovicmartin

Désolé pour le dérangement !

Ludovic

mardi 17 janvier 2012

Web-to-print : Pageflex débarque en Europe



Bonne nouvelle pour certains, mauvaise nouvelle pour d'autres... Après être sortie du giron de Bitstream, Pageflex poursuit sa consolidation en débarquant en Europe. Jusqu'ici présent via un réseau de revendeur, l'éditeur américain ouvre des bureaux à Amsterdam avec l'ambition de s'implanter fermement sur le vieux continent.

Cette nouvelle équipe présentera la gamme des solutions Pageflex lors de la prochaine Drupa.

Source : http://www.marketwatch.com/story/pageflex-strategic-initiatives-to-expands-its-presence-in-europe-2012-01-16