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jeudi 2 février 2012

L'affaire Megaupload peut-elle nuire au Cloud en général ?

Megaupload... tout le monde en parle depuis que le FBI a fermé les portes de ce service de partage de fichiers. La fermeture a été motivée parce que le service avait sciemment été détourné pour servir de plateforme de partage de fichiers piratés.
Toutefois, cette fermeture pose plusieurs questions.
Tous les clients de Megaupload n'étaient pas des pirates. Un certain nombre d'entre eux se servait de Megaupload pour sa fin première : le stockage de fichiers en ligne. Photos personnelles, documents, sauvegardes, de nombreuses familles et PME avaient souscrit un abonnement pour mettre leurs données importantes à l'abri.

Depuis l'arrêt de Megaupload, leurs données sont inaccessibles, mais pire encore, il se pourrait qu'elles disparaissent sans possibilité de restauration.

Aussi cette affaire pose-t'elle le problème de la propriété des données et de la souveraineté sur le Cloud. Imaginons un jour, que pour une raison X ou Y, la même chose arrive à... Google Docs !
Les conséquences seraient dramatiques pour des milliers d'entreprises dans le monde.

Ce n'est plus le battement d'ailes du papillon, mais plutôt le crissement des menottes qui déclenche une tempête à l'autre bout du monde.

En matière de stockage de données sur le Cloud, il y a désormais urgence à statuer sur deux points :

  • contraindre les services d'hébergement quels qu'ils soient (hébergement pur, ou webapps) à proposer systématiquement un mode off-line dans lequel une copie des données est stockée sur le poste client, de manière à garantir une continuité de service
  • obliger d'une manière ou d'une autre ces services à garantir une possibilité de récupération des données, y compris en cas de faillite (rappelons que le fait que les utilisateurs de Megaupload ne puissent plus accéder à leurs données n'est pas le fait du FBI, mais est la conséquence du blocage des comptes bancaires qui du coup, gèlent le paiement de l'hébergement des serveurs). Des assurances spécialisées devraient produire ce type de service
Au niveau de l'utilisateur, cette affaire, ainsi que l'incidence du Printemps Arabe sur les sites en .ly démontre qu'une fois de plus, cloud ou pas cloud, la prudence est mère de sûreté : stocker ses données importantes en ligne offre une excellente sécurité, mais il ne doit pas s'agir de votre seul recours. Vous devez disposer de copies physiques accessibles rapidement, y compris en environnement dégradé (perte de connexion Internet).

Personnellement, quand des ami(e)s chefs d'entreprises ou autoentrepreneurs m'interrogent sur le sujet, je leur conseille une procédure de sauvegarde double :
  • sauvegarde en continu via des services en ligne comme iDrive
  • sauvegarde physique sur disque dur externe, sur lesquels on procède à une rotation : disque 1 le lundi, pendant que le disque 2 est à la maison ; disque 2 le mardi, pendant que le disque 1 est à la maison... et ainsi de suite. 
Ainsi, à peu de frais et sans que ce soit trop lourd à gérer, on dispose :
  • d'une sauvegarde sur site, pour pallier au crash d'une machine
  • d'une sauvegarde en ligne,accessible de n'importe où, pour pallier à un incendie ou un cambriolage
  • d'une sauvegarde hors site pour pallier au scénario catastrophe : perte de machines et de connexion Internet

#webtoprint : Concentration dans la carterie avec le rachat de Clic-Postal par Planet-Card

Corollaire de l'évolution du web-to-print, le secteur de la carterie personnalisée (carte de voeux, faire-parts,...) connaît une phase de concentration et de consolidation.
Après la réorientation de Dromadaire vers la fabrication de cartes personnalisables en ligne, voici que le toulousain Planet-Card annonce le rachat de Clic-Postal. Pour information, Planet-Card est un groupe spécialisé dans la carterie personnalisée, qui détient les sites bebe-cards.com, mariage-cards.com, messages-cards.com et planet-photo.com

L'ambition des dirigeants est de devenir un acteur majeur dans ce domaine, en France mais probablement aussi en Europe.

Mon opinion sur cette vague de concentrations est que, dopées par l'évolution des technologies d'impression et de personnalisation, et poussées par l'usage des réseaux sociaux, les entreprises de ce secteur vont étendre le champ d'intervention : d'une myriade de petits "players", éclatés entre la carterie, l'objet publicitaire, les photobooks, les livres personnalisables... va éclore quelques acteurs majeurs qui proposeront une gamme étendue de services, tout simplement pour amortir plus facilement leurs coûts de fabrication et de publicité, et pour capitaliser sur la clientèle acquise. Par ailleurs, l'exemple de Dromadaire prouve également qu'un même outil peut proposer différents supports personnalisables, en papier comme en digital (email) ; avec les réseaux sociaux, il y a fort à parier que ces usages vont se développer.

Ma prédiction ? un développement du secteur de la carterie en 3 dimensions :

  • axe 1 : élargissement de la gamme services proposés par rachat de pure-players et fusions
  • axe 2 : extension des canaux servis, en cumulant print, e-mailing et demain, réseaux sociaux
  • axe 3 : développement d'usages mobiles
On en reparle dans un an ;-)


via FrenchWeb

dimanche 29 janvier 2012

Pub TV : Google ne vend pas du rêve, mais de la réalité

Je viens de découvrir la nouvelle campagne TV de Google. Simplement et efficacement, elle explique comment une jeune artiste inconnue, Irma, a réussi à produire son premier album grâce au soutien des internautes. Et des outils Google bien sûr.

Cette démarche est intéressante car elle rompt avec les codes en vigueur dans la pub depuis au moins une décennie.
Goggle vend du réel et du vécu, là où les marques vendent habituellement du rêve. Réussite, dépassement de soi, séduction, accomplissement, conquête... Tous les échelons de la pyramide de Maslow sont passés par la machine à promesse.

Enfant de la télé, notre génération hyper-connectée est probablement trop habituée à la pub pour tomber encore dans ces vieux panneaux. Si nous savons apprécier l'esthétisme d'une pub, nous ne sommes pas pour autant dupes sur le message véhiculé.

Il n'y a qu'à voir à quel point tombent à plat les vraies-fausses pubs de Banques ou de fast-foods qui font semblant de mettre en scène des vrais gens, alors que tout le monde sait que ce sont des acteurs.

Crise oblige, les temps sont durs et les consommateurs sont en recherche d'authenticité. La pub ne doit plus nous vendre un modèle de société, des rêves ou de la philosophie. Ce n'est plus son rôle, elle n'a plus aucune légitimité pour le faire. Pour parler à la génération Y elle doit être vraie et authentique, sobre et sans fioriture.

Google l'a bien compris, et sa campagne raconte une belle vraie histoire. Inattaquable.

Je pense que cela annonce une nouvelle tendance dans la pub, celle du "real-marketing".

La pub avait déjà connu cela dans les années 70. Après 20 ans de promesses et d'american way of life et suite à plusieurs scandales dont celui de la Ford Pinto, une agence avait bâti une campagne à contre-emploi pour Volvo US, sur le principe du "no-more-bullshit" : en gros, ils expliquaient que, certes, la voiture n'était pas très jolie, mais qu'elle était économique et sûre pour transporter ses enfants. Ce fut un succès, les consommateurs plébiscitant la profession de foi du constructeur.

A l'heure des réseaux sociaux, des échanges fulgurants aux 4 coins du monds, de l'infobésité et du consommateur-zappeur, rien ne vaut l'authencité et le parler vrai. Et surtout plus le mentir'vrai cher aux pubards post-soixant'huitards.

#nomorebullshit

Regardez "Nouvelle pub tv Google Chrome avec Irma - mu2gor" sur YouTube

samedi 28 janvier 2012

"Crise" de la presse : le contre-exemple du Canard Enchaîné.

La presse va mal, les revenus publicitaires diminuent, les abonnés sont volatils et les canaux de diffusion, pour ne pas dire les rédactions elles-mêmes, se concurrencent au sein d'un même titre.

Depuis presque 15 ans, chaque nouvelle mode est considérée comme étant LA planche de salut de la presse : d'abord, ce fut le cas du web, qui devait faire exploser les recettes publicitaires. Puis ce furent les smartphones, qui promettaient de draîner une nouvelle clientèle. Aujourd'hui, le sauveur s'appelle iPad ou Kindle. Et demain, ce sera quoi ?

A mon avis, le problème de fond est avant tout un problème de contenu et de modèle économique. Trop de journaux et de magazines se sont lancés dans une course effrénée à la pub, ce qui les a attiré dans une spirale infernale : augmenter la pagination pour accroître l'espace publicitaire disponible, ce qui oblige ensuite à faire du remplissage avec des contenus faiblement intéressants. Puis devenir victime de cette pagination qui augmente les coûts de production, et chercher en vain des supports moins coûteux à produire. C'est ainsi qu'on se retrouve avec des mags de 60 pages, dont 30 de pubs, avec 50% de rubriques à la noix achetées directement à des régies de contenus qui servent à tous la même soupe industrielle...

Je crois qu'il en est dans la presse comme dans la cuisjne : la réussite d'un plat dépend pour beaucoup de la qualité de ses ingrédients.

J'en veux pour preuve l'exemple du Canard Enchaîné. Depuis bientôt 100 ans, il reste fidèle au même modèle économique : pas de recettes publicitaires, une source de revenus unique (ventes en kiosque et par abonnement) et une ligne éditoriale qui n'a pas bougé d'un iota.
Le Canard Enchaîné privilégie la qualité de ses contenus qu'il défend bec et ongles (enfin bec et palmes). Il a décidé de rejeter les formats numériques pour ne pas se "diluer". Il reste fidèle au papier car il considère qu'il s'agit du support le mieux adapté à son lectorat, et probablement le plus noble. Sans compter que depuis le temps, le papier est un format qu'il maîtrise parfaitement en matière de fabrication, alors que le digital obligerait à acquérir de nouvelles compétences.
Quant à sa maquette, elle n'a pas dû évoluer depuis bien des années voire des décennies. Je me demande même si la mise en page est faite à l'ordinateur ;-)

Ce que certains seraient tentés d'appeler un anachronisme est pourtant une belle réussite économique. Le Canard est rentable, autonome et indépendant. Et à ma connaissance, n'a jamais dû procéder à des plans sociaux.  Ce "pure player" mise tout sur la qualité, la stabilité, la durée et la fidélité. Et ça marche.

Dans un monde en perpétuel mouvement, ce genre de titres constitue un repère stable et rassurant pour les lecteurs.

Personnellement, et au-delà des opinions politiques, je crois que beaucoup de rédacteurs en chef devraient s'en inspirer, en s'interrogeant sur ce qu'ils veulent faire avant de se questionner sur la façon de faire. Le QUOI avant de COMMENT, le FOND avant la FORME...

vendredi 27 janvier 2012

3 ans… déjà !

Eh ben… ça y est. Aujourd'hui, je fête mes 3 ans de blog.
Plus de 750 posts et 110 000 pages vues plus loin (et je ne sais plus combien de modification du look du blog), je ne saurais comment vous remercier de votre fidélité. Vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre, à commenter mes billets ou à me poser des questions… cela me fait vraiment très plaisir.

J'espère continuer à vous intéresser pour l'année qui vient… en tout cas je vais essayer.
Vu le nombre croissant de gens qui s'intéressent au web-to-print, et compte-tenu de l'évolution fulgurante du marketing et de la publication, ça devrait aller ;-)

Bon alors comme je n'avais pas envie de vous trouver des vidéos pourries autour du thème "happy birthdayyyyy"… voici mon petit cadeau. Une vidéo que j'adore, un truc cultissime, qui doit dater de quand – vraiment – j'avais 3 ans…


jeudi 26 janvier 2012

Le marketing 360° : et après ? le marketing atomisé ?

La manière de penser et de gérer le marketing a profondément évoluée en quelques années. Les outils, les canaux de diffusion, les modes d'organisation des entreprises, mais également la culture des salariés, ont modifié la façon dont la marque interagit avec ses clients.

Le marketing en silos
Pendant longtemps, le marketing a été organisé verticalement, par canal de diffusion. On distinguait le "media" du "hors media", les services étaient subdivisés en équipes de spécialistes, véritables experts en leurs domaines. Il faut avouer que canal exigeait une connaissance du métier et une maîtrise des fournisseurs telles qu'il était difficile d'être généraliste ; de surcroît, il n'y avait que rarement besoin d'actions transversales, chaque action, chaque campagne étant gérée de haut en bas, silo par silo.
Cette organisation a perduré pendant de nombreuses années, en donnant plutôt de bons résultats, d'autant que le périmètre des canaux de diffusion était restreint ; lorsqu'un nouveau canal s'ajoutait, il suffisait de créer un nouveau silo pour l'alimenter et de recruter les bons spécialistes pour s'en occuper...

Silos

Le marketing en spirale
La logique des silos n'a pas résisté à la vague Internet de la fin des années 90. Aux premiers temps du web, les marketeux ont créé un nouveau silo, en co-gérance avec les DSI. Le problème, c'est que rapidement le web s'est mis à essaimer : e-mail marketing, plateformes de vidéo, publicité en ligne, ad-words, réseaux sociaux... Il n'était plus possible de créer un nouveau silo à chaque éclosion d'un nouveau canal, pour des raisons de coûts essentiellement, mais également pour des questions de réactivité. Crise aidant, il a fallu imaginer des organisations permettant de réaliser des économies en rationalisant les échanges, en jetant des ponts d'un silo à l'autre, et en élargissant les savoirs-faire. C'est ainsi qu'est apparue une logique de fonctionnement en spirale.
A l'origine de la spirale, on trouvait généralement une action "classique" : catalogue, campagne d'affichage, pub TV... Cette action dominante concentrait toutes les attentions des marketeurs, et captaient la plupart des budget. Une fois qu'elle était achevée, ils réfléchissaient alors à la manière de la décliner sur d'autres canaux, de façon nécessairement séquentielle car les ressources disponibles pour le faire n'étaient pas extensibles et les outils globalement inadaptés.
Ainsi, à partir d'une campagne pub TV, support qu'elles maîtrisaient parfaitement, les équipes imaginaient ensuite des déclinaisons sur le web, sur des plateformes d'échanges, sur les réseaux sociaux... essentiellement pour occuper le terrain, mais sans réelle stratégie d'ensemble ni volonté d'optimiser le message en fonction du canal. Par manque de connaissance, de culture, mais également par manque de solutions adéquates, le même message était servi à toutes les sauces, en étant simplement reconditionné.
Spirale meravigliosa


Le marketing à 360°, ou en cristal
La logique de la spirale a très rapidement montré ses limites : répétition des mêmes tâches, manque d'impact des messages qui n'étaient plus adaptés aux différents canaux, problème de réactivité, mauvaise maîtrise des nouveaux médias...
Les marques ont commencé à être sérieusement chahutées par les nouveaux entrants, ultra-spécialisés, hyper à l'aise avec ces nouveaux canaux, maîtrisant parfaitement leurs codes et les outils d'animation. Elles ont pris un coup de vieux, et pour réagir, elles se sont dotées d'outils et de modes d'organisation différents qui leur ont permis d'alimenter simultanément tous les canaux, avec des messages et des approches parfaitement adéquats. C'est l'ère du content-marketing, du multicanal, où le contenu produit par les marques est roi, et où il est poussé grâce à des outils innovants vers tous les réseaux de diffusion, de façon synchronisée, simultanée et optimisée. Un rédactionnel ou une photo servent ainsi à alimenter un site web, une application téléphonie mobile, une brochure ou un fil Twitter... d'un clic, ces actions se déclenchent et impactent tous les canaux, faisant gagner en efficacité et en productivité les directions marketing, limitant les répétitions d'actions improductives et dégageant du temps pour interagir avec le client.
Snowflakes / Flocons de neige ( 1st of 3 )

Et demain ? Le marketing atomisé ?
Les directions marketing peinent déjà à atteindre le stade du marketing à 360°. Beaucoup sont encore organisées en spirale, voire en silos, et elles se sentent menacées par les évolutions et révolutions des médias.
Pourtant, même la logique du marketing à 360° n'est qu'une étape intermédiaire. En effet, comme ses prédécesseurs, elle repose sur le principe antique que l'entreprise, via son service marketing, est à l'origine de tout. Du haut du silo au centre de la spirale ou au coeur du cristal reigne le département marketing ; lui seul décide de l'action initiale, celle qui va tout déclencher. Lui seul maîtrise la marque.

Aujourd'hui, tout cela a volé en éclats. A qui appartient la marque ? A l'entreprise, certes. Mais aussi et surtout à ses clients, à ses utilisateurs ou aux influenceurs, qui sont généralement 100 fois plus actifs que les entreprises elles-mêmes. Les contenus liés à la marque ne sont plus exclusivement à l'initiative du service marketing : ils peuvent être le fruit, en bien ou en mal, des clients eux-mêmes, ou des influenceurs, qui les renvoient vers l'entreprise ou qui se les échangent entre eux. Il n'y a plus de logique mono-directionnelle, ni même bi-directionnelle. Les échanges se font dans tous les sens, en 3 dimensions et à une vitesse fulgurante.

La marque est entrée dans une nouvelle dimension : le marketing suit cette évolution, et doit même la devancer en imaginant de nouvelles organisations.
L'image qui me vient à l'esprit est celle d'atomes qui s'agitent dans une lampe à plasma... Au centre de la lampe se trouve l'entreprise, gros noyau autour duquel gravite des atomes. Elle propulse des électrons dans son environnement, qui les capte, les combine, les propulse dans tous les sens.
Certains reviennent vers l'entreprise, ce qui modifie le noyau, déclenche des rebonds, projette d'autres électrons dans l'espace environnant. Parfois, tout s'agite et une réaction en chaîne se déclenche.
Cette forme d'écosystème vit, évolue, se transforme librement, en totale autonomie. Parfois, un évènement extérieur (une main posée sur la lampe) bouleverse cette galaxie, et les réactions s'enchaînent des atomes vers le coeur, mais également entre atomes et électrons.
Ce tout - noyau, atomes, électrons, électrons libres et environnement ambiant - figuré par la lampe, tout cela constitue la marque.

Les marketeurs doivent désormais être à l'aise avec cette logique, et doivent l'intégrer à leur stratégie. Ils doivent modifier leur façon de penser pour capter tout ce qui se passe dans leur environnement, et au-delà, pour réagir à des inputs, enrichir du contenu créé par les clients eux-mêmes, canaliser les échanges, éviter les réactions en chaîne...

Cela suppose d'être capable de visualiser en temps réel cette "galaxie" de la marque, en maîtrisant ces échanges. D'être réactif et proactif. Et de mettre au point des stratégies qui sachent jouer sur ces effets de rebonds et d'amplification, en symbiose avec leur environnement.


P.S. les spécialistes en physique voudront bien excuser les probables âneries qui doivent ponctuer mon discours sur l'atome. Mes cours de Maths Sup sont loins... très loins ;-)

lundi 23 janvier 2012

Nouveaux comportements : utiliser Twitter pour recruter des prospects

Récemment, je me suis ému sur Twitter d'un vol en retard depuis ma salle d'embarquement d'Orly.
Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir quelques heures plus tard une réponse d'un service inconnu, qui a en quelque sorte rebondi sur mon message pour me proposer ses prestations !

en plus, je leur fais de la pub ;-)


C'est malin, particulièrement pertinent et très opportun, sans le côté envahissant du spam… avec un tout petit bémol : légalement, je ne sais pas à quel point il est autorisé de capter l'expression d'un internaute à propos d'un concurrent pour le retourner à son profit…

Quand le content marketing rejoint le démarchage commercial


Quoiqu'il en soit, voici un nouveau visage du démarchage commercial : après les tapis de bombes du spam email / réseaux sociaux / SMS, voici les frappes chirurgicales. On surveille les réseaux sociaux pour détecter une cible potentielle à laquelle on va s'adresser directement et personnellement, dans un contexte opportun: celui de la réponse à un questionnement. Le content marketing devient alors un moyen d'attirer le chaland, en répondant très précisément à sa problématique.

Actuellement, cela représente un travail assez important pour surveiller / tracker les réseaux sociaux et apporter des réponses, mais nul doute que des solutions automatisant ce genre de processes vont pointer leur nez dans les années qui viennent.

Donc si vous êtes sur le point de lancer un nouveau service, ou que vous êtes à la tête d'une entreprise avec relativement peu de moyens, voici un exercice peu coûteux qui peut rapporter gros. Une nouvelle démonstration brillante du marketing du pauvre, dopé aux réseaux sociaux !